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Association pour la Préservation et la Valorisation des Prairies Remarquables de Lorraine

Du foin bio pour préserver les prairies

  • lily7386
  • 10 avr. 2021
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 27 sept. 2024

Pour valoriser les prairies remarquables, le parc naturel régional de Lorraine a mis sur pied une filière de production de fourrage sans intrants à destination des animaleries et du zoo d'Amnéville (57). Trois ans après, la perle des foins s'arrache comme des petits pains.


article sur le foin bio pour préserver les prairies

Tous les jours, je refuse des propositions d'achat de mon foin. » Agriculteur dans le Toulois, Jean-Claude Euriell voit ainsi son obstination récompensée. « Il y a 35 ans, la profession s'est engouffrée dans la course aux primes PAC. Il fallait retourner les terres et faire de l'ensemencement en céréales. Une logique de l'intérêt à très court terme, à dépaser, refuse-t-il. Une fois que vous mettez le doigt dans l'engrenage, c'en est fini. Il faut labourer toujours plus de prairies. »


Tournant le dos au pragmatisme ambiant, Jean-Claude Euriell préserve jalousement ses centaines d'hectares de foin échaudé. Un choix qu'il revendique haut et fort. La régularité et la fréquence des échanges commerciaux permet de tenir bon dans le temps. « En été, je régresse. En hiver, je la ramasse et je la passe au crible pour le triage. » Les meilleures bottes seront achetées au prix fort.


Le parc veille au grain


Une dizaine d'agriculteurs entre Toul et Commercy adhèrent à la démarche d'une filière d'ensemencement vers le bio à Bruley. « Cela représente une activité à part pour 4 à 5 ans de récolte à raison de deux fois par semaine », rapporte Jean-Claude Euriell. Le tout est commercialisé dans le cadre d'une demande affluente. À lui seul, le zoo d'Amnéville (57) en réceptionne 15 tonnes par an.


Depuis deux ans, elles sont commercialisées sous la marque Perle des foins. Ce produit vendu sous la marque Perle des foins est conditionné en sac de 1 kg non compressé, dans les magasins verts. « Elles occupent également une partie de l’offre en nutrition et en alimentation du zoo. » Quant au parc, il veille à la qualité du produit : « La diversité des plantes de prairie apporte des qualités nutritionnelles et gustatives propres aux animaux de compagnie.


Cet aliment bio, récolté en fauchage tardif, contient une cinquantaine de plantes. Les surfaces de prairie de ce type devraient doubler d’ici deux ans », conclut Jean-Claude Euriell, lui, s’annonce encore du retournement et de la cogestion. « Il y a les contraintes, des nouvelles normes pour les marques. Aujourd’hui, je continue à faucher mes prairies après le 15 juin et, visiblement, ça fait des gens plus heureux. »


Article publié par le Mag, écrit par XAVIER BROUET

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