Éléphant et rhinocéros préfèrent le foin lorrain
- lily7386
- 28 juin 2017
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 27 sept. 2024

Dix agriculteurs lorrains commercialisent « la perle des foins » issue de prairies remarquables près de Toul. Des animaleries et surtout le zoo d'Amnéville sont les premiers clients.
Les soigneurs du zoo d'Amnéville, secteur Afrique, placent le foin dans un filet qu'ils suspendent à une potence. Nico, l'éléphant, arrive d'un pas lourd et assure. Il déglutit, s'en met une mèche sur la trompe, et empile 4 kg de mangeaille en 24 heures, précise David Bilger, responsable de ce secteur stratégique.
Le foin est l'aliment de base des grands herbivores et tous les rhinocéros qui en consomment quotidiennement 40 kg chacun, les hippopotames qui se limiteraient à 30 kg voire les simples lions en dévorent avec appétit. Il y a aussi les biches, les chevaux, les zèbres et une centaine de petits herbivores.
Tous les deux mois, 26 tonnes sont livrées et stockées dans un hangar dédié.
Prairies remarquables
« La nouveauté est que ce produit, jusqu'à maintenant uniquement vendu en vrac et sans la qualité ni de la traçabilité, devient depuis peu accessible grâce à des prairies remarquables situées en Lorraine, entre Meurthe-et-Moselle et Moselle.
C'est une prairie qui se développe sans fertilisation, sans chimie et dont le fauchage est tardif », explique souriamment Stéphane Naudé, propriétaire du Gaec de Romé à Royaumeix près de Toul. Le parc naturel régional de Lorraine (PNRL) compte ainsi près de 1200 hectares de prairies, dont les destinataires de la faune et de la flore sont des géants.
La perle des foins
Planté au milieu de l'un de ces sites remarquables, devant le fourrage très prisé par les ruminants, un éleveur-récoltant, bien connu par le PNRL, pose en tenant une botte.
Les dix agriculteurs lorrains concernés vendent en effet une quinzaine de tonnes de foin par an aux zoos, animaleries et aux éleveurs en direct. Mais il en vend également en Allemagne. « Des alchimistes de la fauche, en somme », signale avec insistance Stéphane Naudé.
Dans ce groupe se trouve Jean-Charles Euriat, agriculteur à Favières, pas loin de Nancy, et Gauthier Griffaton, agriculteur en Moselle. « Notre démarche est avant tout marketing », poursuit le fils. Afin de donner une chance économique à ce choix risqué, une dizaine de départementaux, soutenus par le PNRL et le Département de Meurthe-et-Moselle, ont signé la charte de protection de la nature et de ses espèces rares, conclut Jean-Charles Euriat, éleveur et conseiller agricole.
Article publié dans l'EST Républicain, par Pierre ROEDER



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